Trésors de campagne

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dimanche 7 avril 2013

Printemps, ou pas printemps ?

Les yeux rivés sur la météo du jour, nous espérons enfin voir s'afficher soleil et température agréable. Mais, ce matin encore, il n'y avait que 0,5° au thermomètre, et les vitres des voitures se couvraient d'une mince couche glacée. Pourtant, au petit matin, on entend les oiseaux chanter, témoins d'une nature qui bouge et veut s'épanouir. Dans les jardins, les bourgeons apparaissent et certains mêmes s'ouvrent : pourvu qu'une prochaine gelée ne réduise pas à néant les espoirs de fleurs et de fruits qu'ils portent ! Les jonquilles ont fleuri depuis une bonne quinzaine de jours et commencent maintenant à faner. Le forsythia prend le relais et se couvre de jolies fleurs jaunes, à l'image de ce soleil qu'on se contente encore d'imaginer aujourd'hui. Qu'à cela ne tienne, on nous le promet, bientôt, le printemps sera là ! Bientôt, nous pourrons enfin filer au jardin et commencer les plantations au potager, trop humide encore aujourd'hui pour qu'on puisse y semer ou planter quoi que ce soit. Un jardinier me disait il y a quelques jours que, traditionnellement, il plantait ses pommes de terre le 19 mars. Pour mon grand-père, c'était le lundi de Pâques. Cette année, l'un comme l'autre n'ont pu respecter la tradition, et pour la plupart d'entre nous, le plant de pommes de terre est toujours en clayette... Allons, haut les cœurs ! Le printemps va bien finir par arriver !

dimanche 14 octobre 2012

Dimanche pluvieux... Dimanche heureux !

Dimanche pluvieux… la pluie gorge les sols depuis une semaine maintenant. Le ciel est gris, bas ; la faible luminosité nous pousse à rester au chaud, bien à l’abri de nos maisons. Le feu brûle dans la cheminée depuis le petit déjeuner, petit miracle de douceur et de convivialité autour duquel nous nous retrouvons pour parler, méditer, faire des projets… Ce matin, dans cette grisaille, je refuse de me laisser aller à la mélancolie qui tente de s’imposer à moi et mon esprit s’évade en pensant à Noël, dans un peu plus de deux mois maintenant. Noël et les images de familles réunies autour de la cheminée, autour de la table, autour du sapin, images aussi de ceux qui braveront la nuit et la froidure pour aller célébrer la naissance du Christ, images enfin de tout ce que chacun de nous mettra en œuvre pour faire briller les yeux des enfants et remplir le cœur de tous de cette chaleur si particulière de la nuit de Noël. Que de souvenirs d’enfance ! Que de souvenirs de mes propres enfants, de mes petits-enfants… Et puis, la « machine à projets » se met en route dans ma tête : encore deux mois ? Deux mois pour trouver le petit quelque chose qui fera plaisir à tous ceux que j’aime. Je rassemble dans ma tête les idées qui me sont venues tout au long de l’année, au hasard de la vie de chaque jour. Une idée par-ci, une idée par là… Et puis, voilà que mon esprit se pose sur mes petites filles : cinq petites merveilles que mes fils et belles-filles m’ont offertes. Je reviens à mes basiques : « mamie-couture » commence à imaginer les petites robes destinées à chacune d’elles ; bien sûr, je les ferai moi-même, et j’en choisis déjà la couleur, la forme, le style et la personnalisation en fonction de chacune d’elles, de son âge, de ses goûts, de son caractère. Vite, mon crayon et mon carnet « magique » où je consigne toutes ces idées pour ne pas les perdre : dans l’après-midi, je ferai l’inventaire de ce qu’il me faut pour les réaliser, je vérifierai ce dont je dispose déjà, et dès lundi, c’est sûr, je passe à l’action. Et puis, il y a mes trois petits-fils : pour eux, « mamie-couture » n’est pas de mise, réaliser des vêtements de garçon a toujours été difficile pour moi, alors quoi ? J’ai l’habitude des garçons puisque je suis l’heureuse maman des trois grands gaillards qui m’ont donné d’abord trois adorables belles-filles, et avec elles, cette vivante marmaille qui m’entoure de chaleur et de tendresse. Alors, mes petits fils. L’un se passionne pour ce que l’on appelait « dans mon temps » les sciences naturelles et j’ai repéré un magazine qui devrait attiser sa curiosité naturelle ; pour le deuxième, petit romantique au cœur tendre, Il me faut encore réfléchir : en le regardant vivre pendant les vacances de Toussaint, je suis sûre que je vais trouver l’idée qui lui plaira. Et puis, le petit dernier, aussi vivant et remuant que son papa au même âge, sera ravi de la trottinette qui lui permettra de nouvelles acrobaties... et sans aucun doute, de nouvelles bosses ! Enfin, il y a les autres petits-enfants, ceux que la vie m’a offert en plus, grâce au hasard qui fait parfois si bien les choses : pour eux aussi, ma liste s’allonge. Une robe aussi pour la petite fille, à moins que, compte-tenu de son âge, je me lance plutôt dans la confection d’un joli couffin rose pour la poupée qu’elle ne quitte plus depuis quelques mois. Pour le petit pirate câlin, peut-être un doudou fait maison ? Entrées dans un parc de loisirs pour les grands ou jeu vidéo pour sacrifier à la mode ? Quel beau dimanche ! Tant de projets en tête illuminent cette journée : tant pis pour la pluie, mon cœur est plein de bonheur.

mercredi 1 juin 2011

Confitures, sirops, conserves...

Voici revenu le temps des fruits et la saison s'ouvre avec les fruits rouges : cerises, framboises, groseilles, cassis, fraises... Une fois satisfaites les gourmandises de la famille et des amis, je me dis qu'il serait bien dommage de perdre tous ces trésors, gorgés du soleil de ce printemps particulièrement beau. Mais que faire ? Me voici donc plongée dans les livres de cuisine pour y chercher de bonnes idées, et surtout celles qui rencontreront l'intérêt de mes convives. Et oui, car, dans notre époque "Nutella", les enfants boudent les bonnes confitures dont nous faisions nos délices au même âge ! Tant pis, j'en fais quand même quelques pots : on ne sait jamais, pour le cas où l'un ou l'autre en découvrirait le plaisir. Et puis, bien sûr, je les inviterai à ma table de petit déjeuner ! Quelques pots de confiture donc, mais il me reste encore beaucoup de fruits... Allons, quelques cerises stérilisées dans des bocaux, cela agrémentera bien les salades de fruits de l'hiver. Mais, pour cela, il me faut ressortir tout le matériel remisé au grenier; Un grand nettoyage, quelques modestes achats pour le remettre en état et, au bout du compte, du rêve en bocaux de verre. Mais, au fait, et si je préparais quelques cerises à l'eau de vie, celles que nous dégustions en fin de repas le dimanche chez ma grand'mère ? Elles vont macérer dans l'eau de vie pendant quelques semaines, et, selon l'usage familial, ne seront ouvertes qu'après Noël. Quand aux framboises, fraises, cassis et groseilles qui me restent, je me lance dans la préparation de coulis, immédiatement répartis dans des petits pots. Congelés, ils sauront, eux aussi, apporter les parfums et le souffle du printemps sur la table au coeur de l'hiver... Que la nature est belle, riche, généreuse ! Gardons-nous de la massacrer car elle recèle tant de trésors !

vendredi 25 juin 2010

Maminou... boum !

Je m'interroge... Je ne veux pas le dire trop fort, mais je fais partie de cette génération des "bientôt 60 ans", les papy-boomers comme ils disent. Oui, je suis une "maminou-boom", l'une de ces petites filles de la génération d'après-guerre qui a tant représenté d'espoir pour ses parents et grands-parents ; l'une de ces petites filles dont le sourire et les rires effaçaient enfin les années d'horreur et de terreur, les privations sans nom, les nuits de bombardement, les atrocités qu'il a bien fallu découvrir... Dans cet après-guerre si rempli d'espoir, nous tous, ces enfants qui arrivions, nous étions l'avenir : ceux qui allions vivre dans un pays libre et libéré, ceux qui ne souffriraient pas et qui auraient accès à toutes les promesses de l'avenir : il y avait tant à faire et rien n'était trop beau pour nous ! Je n'ai pas vécu cette guerre, mais j'en ai tant entendu parler que je la porte en moi, "dans mes tripes"...

Et je ne peux oublier, dans cette campagne que j'aime tant, combien il était magique de courir au jardin retrouver mon grand'père qui s'échinait et de chercher du regard la grosse fraise bien rouge que j'allais pouvoir dévorer sans vergogne, parce que, bien sûr, c'est la plus grosse et la plus rouge que je voulais, et que, bien sûr aussi, on me l'avait réservée. Je voudrai tant offrir aujourd'hui offrir cela à mes petits-enfants, mais je n'ai pas encore 60 ans, je travaille et leurs petites années d'émerveillement passent sans que j'ai l'impression de pouvoir mettre dans leur coeur tout ce bonheur de la communion avec notre terre et les générations qui se succèdent... Séquence nostalgie ? Peut-être... alors, nous dirons donc ce matin que le petit billet de mon blog sera la contribution "moderne" au temps qui passe !

jeudi 24 juin 2010

Mon premier taboulé de l'année

Bon, d'accord ! Dans ce petit coin de France, au coeur de la Touraine, vouloir parler des trésors de la campagne et démarrer par le taboulé, ça fait un peu drôle. Mais, c'est comme ça... Plusieurs jours que l'idée de mettre un taboulé sur la table me "chicanait" la tête... L'approche de l'été qu'on attendait avec impatience au cours de ce mois de juin plutôt gris, plutôt pas trop engageant où le soleil jouait à cache-cache et les températures refusaient de monter autant que nous en avions tous envie ? Bref, hier, je suis passée à l'acte : non, mais ! Evidemment, pas de taboulé en boite ; non, j'en voulais un qui fleure bon tous les parfums de ses ingrédients... et surtout de la menthe ! Oui, je sais, certains n'aiment pas, mais, que voulez-vous, moi j'adore... Un puissant déclencheur d'émotions et de bonheurs gustatifs... Donc, me voici enfin attelée à ma préparation, entourée de tous mes ingrédients : ah, pour ce premier taboulé de l'année, ce ne sera pas aussi parfait que je l'aurai souhaité, car les tomates à peine mûres et blafardes du supermarché manquent intolérablement de personnalité, tout autant que le concombre si parfaitement longiligne et sans saveur. Mais enfin, je me concentre sur mon bouquet de menthe fraîchement cueilli dans le jardin, sur le coulis de tomates amoureusement cuisiné l'été dernier, conservé au congélateur et qui va faire gonfler la semoule. J'ajoute raisins secs, jus de citron, tous mes petits secrets, bref... Et hop ! Le saladier part au réfrigérateur : il faut que l'alchimie des mélanges de saveur se fasse, laisser le temps aux aliments de se connaître, de se marier pour leur permettre de nous enchanter le palais tout à l'heure... Et puis, dans la soirée, sur la terrasse, alors que le soleil nous "faisait" de l'oeil, nous avons savouré mon premier taboulé de l'année, tout frais, tout coloré. Ca y est, c'est enfin l'été !

mercredi 23 juin 2010

Le temps des cerises...

Ah oui, le temps des cerises, toutes ces petites boules rouges impertinentes qui se balancent à la brise et excitent si fort les oiseaux ! Nos enfants sont peut-être moins impatients que les merles, déjà repus par les primeurs du marché et surtout du supermarché... mais ceux qui ont encore la curiosité, la gourmandise et peut-être aussi surtout la chance d'aller picorer dans de vrais cerisiers ces fruits merveilleux ne pourront plus jamais oublier le goût incomparable d'un beau bigarreau gorgé de soleil, bouffi de la chaleur naissante de l'été approchant. Oh ça, bien sûr, la cerise est sucrée, très sucrée même, et donc déconseillée à tous ceux qui doivent "faire attention" pour des raisons médicales diverses et variées ; mais, quand même... croquer au moins une de ces petites merveilles, ça relève du début du paradis, non ?

En plus, il y en a vraiment pour tous les goûts : les gros bigarreaux, évidemment, peut-être les plus connus, parce que les plus mis en valeur, souvent noirs à force d'être rouges et de se gorger de soleil à en éclater ; ils sont doux et chauds et vous laissent sur les papilles une sensation moëlleuse et caressante ; il y a aussi les "guignes" que l'on trouve un peu partout, pas forcément typées, souvent moins noires et moins grosses que les bigarreaux mais dont on fait à peu près tout en matière d'arrangement culinaire ; et puis, les "montmorency", ces petites cerises claires plus acidulées qui restent, en tout cas pour moi, les reines des clafoutis et surtout qui permettent de faire les bocaux de cerises à l'eau de vie pour les gourmands qui aiment encore cela. Un vrai délice l'hiver, quand on reçoit famille et amis en hiver, devant le feu de cheminée, pour terminer le repas en toute convivialité...